Emanuel Bemer
Le 13 novembre dernier, Emanuel Bemer, chanteur atypique et attachant à présenté son Cabaret qui tue au Piano-bar du Prisme.

Dans les groupes, tout le monde veut chanter, mais personne ne veut écrire les paroles. Il s’y frotte, puisqu’il semble avoir un problème avec les mots. Ce problème s’avère positif et il réalise qu’il veut devenir auteur-compositeur-interprète. Il faut dire qu’il écrit depuis toujours, en tapinois, des poèmes, des romans, des pièces de théâtre, des nouvelles, des contes de fées et des aphorismes. Sa vocation d’écrivain rejoint doucement ses ambitions de chanteur et de musicien et sa plume s’épanouit finalement dans le genre chanson, où son besoin de rigueur et de corrosion trouve tout son sens.
Seul ou accompagné, il écume les lieux, festivals et cafés lorrains, et joue aussi au Luxembourg et en Belgique. Ces expériences lui permettent de se former au métier auquel il se destine. Pour s’offrir davantage d’opportunités, il rejoint Paris, avec l’ambition de faire entendre ses chansons au plus grand nombre. A Paris, Philippe Meyer diffuse sur France Inter ses chansons dans son émission « La prochaine fois je vous le chanterai », lui propose une résidence en Aveyron, et autres bienfaits fort louables. Il joue frénétiquement et enchaîne les cafés, les lieux, les squats, les festivals sans renier sa région natale et encore moins la province. Un premier opus de cinq titres sort sous le manteau (Sang d’Encre), diffusé par une soixantaine de radios locales, en France, mais aussi au Bénélux, en Allemagne, et en Serbie, où eManuel se produisit pour la Fête de la Musique 2005. Les premières parties et partages de plateau se profilent, éclectiques, Higelin, la Rue Kétanou, Mon Côté Punk, Tom Poisson, Aldebert, Oshen, la Blanche... Il remporte en 2007 le Grand Zebrock, ce qui lui ouvre la programmation de la Fête de l’Huma. De façon concomitante sort son album autoproduit L’Occiput (distribution : Socadisc). C’est enfin la programmation officielle au Printemps de Bourges qui confirme l’originalité et la persévérance d’un artiste décidément atypique. En décembre 2007, il s’entoure de Thècle Joussaud au violoncelle (Syrano, Poney Express, Joyeux Urbains, Debout sur le Zinc). Le nouveau tour de chant verra le jour durant la résidence de création au Tamanoir (92).
Vendredi 13 novembre – 20h
Tarifs : plein 10€ / réduit 7€
Article mis à jour le 23 février 2010
